Baisse de moral en Novembre

Baisse de moral en Novembre

et si c’était (aussi) une question de chimie ?

‘L’automne s’installe, les journées raccourcissent, le changement d’heure vient de faire son œuvre! Avec lui, une désagréable impression s’installe : réveil plus difficile, baisse de motivation, irritabilité ou coup de blues passager.

Face à cet état, notre premier réflexe est souvent la culpabilisation. On s’oblige à « tenir le coup », à coup de caféine ou de volonté. Pourtant, en naturopathie, nous observons les choses sous un autre angle ! La baisse de moral automnale n’est pas une fatalité ni une faiblesse psychologique. Cest avant tout une réaction physiologique à la modification de notre environnement.

Lorsque la lumière baisse et que le rythme change, la chimie de notre cerveau se modifie. Pour traverser novembre avec sérénité et conserver son élan, il ne s’agit pas de lutter, mais de redonner au cerveau la matière première dont il a besoin.

 

La lumière du matin : le premier starter de votre dopamine

Avant même de parler d’assiette ou de compléments, la première « nourriture » du cerveau en novembre, c’est la lumière.

Notre horloge interne (le rythme circadien) est directement synchronisée par la lumière du jour qui vient stimuler les récepteurs de nos yeux.

  • Le matin : La lumière du soleil bloque la sécrétion de mélatonine (l’hormone du sommeil) et relance la production de cortisol physiologique et de dopamine, la molécule du starter, de la motivation et de l’action.

  • En novembre : En passant nos journées sous des lumières artificielles ou derrière des vitres, notre cerveau reste dans une forme de « flou biologique ». Résultat : un réveil poussif et un coup de pompe dès 11h.

mon astuce  :

Dès le réveil (ou dans l’heure qui suit), sortez 10 à 15 minutes à l’extérieur, sans lunettes de soleil. Même par temps gris, la luminosité extérieure est nettement supérieure à l’éclairage de votre intérieur. C’est le signal le plus puissant pour indiquer à votre cerveau que la journée commence.

 

La micronutrition du cerveau : nourrir ses neurotransmetteurs

 Pour fabriquer les hormones du bonheur et de la motivation, le cerveau a besoin de briques de construction spécifiques. Si la matière première manque dans l’assiette, la chimie flanche.

• Les acides aminés précurseurs : Tyrosine & Tryptophane

Nos neurotransmetteurs sont synthétisés à partir d’acides aminés (issus des protéines) :

  • La L-Tyrosine : C’est le précurseur de la dopamine (énergie, élan vital). Un apport protéiné dès le petit-déjeuner (œufs, oléagineux, purée d’amande, graines de courge).  Cela permet de stimuler la vigilance et d’éviter les fringales de 11h.

  • Le L-Tryptophane : C’est le précurseur de la sérotonine (sérénité, frein des pulsions sucrées) qui se transformera en mélatonine le soir. On le retrouve dans les légumineuses, le riz complet, la banane, les graines de tournesol ou le chocolat noir.

• Le Magnésium : le bouclier du système nerveux

En période de froid ou de baisse de luminosité, l’organisme consomme davantage de magnésium pour faire face au stress environnemental. Un manque de magnésium se traduit immédiatement par :une hyper-réactivité au stress, des paupières qui sautent, une fatigue musculaire et une irritabilité.

  • Dans l’assiette : Eaux magnésiennes, cacao brut, graines de sésame, légumes à feuilles vertes.

  • En complément : Privilégiez des formes hautement assimilables et bien tolérées par les intestins (bisglycinate ou citrate de magnésium), associées à des vitamines du groupe B.

• Les Oméga-3 (EPA / DHA) : la fluidité des membranes neuronales

Notre cerveau est composé à près de 60 % de graisses ! Pour que les neurotransmetteurs puissent circuler efficacement d’un neurone à l’autre, les membranes cellulaires doivent rester souples. C’est exactement le rôle des acides gras essentiels Oméga-3, et particulièrement de l’EPA, reconnu pour son action sur la régulation de l’humeur. Voir mon article sur : les bons gras 

  • Mon astuce : Dans l’assiette : les petits poissons gras (sardines, maquereaux, anchois), idéalement 2 à 3 fois par semaine, accompagnés d’huiles de première pression à froid (lin, chanvre, noix) ajoutées crues sur vos plats.

Et maintenat : Accompagner son terrain : l’écoute avant tout

Novembre nous invite naturellement à l’ancrage. Si vous ressentez le besoin de vous coucher 30 minutes plus tôt, de réduire les sorties bruyantes ou d’opter pour des repas plus chauds et réconfortants, écoutez-vous.

Chaque terrain est unique : la baisse de moral peut parfois être accentuée par un frein thyroïdien, un microbiote encombré ou un manque de vitamine D. Un bilan de vitalité permet d’identifier précisément les besoins de votre organisme pour traverser l’automne avec clarté et vitalité.

À vous de jouer ce mois-ci :

  1. Réglez votre réveil lumineux : 15 minutes dehors chaque matin.

  2. Revoyez votre petit-déjeuner : Intégrez une source de protéines pour relancer la dopamine.

  3. Mettez du gras de qualité dans l’assiette : Une boîte de sardines ou 2 cuillères à soupe d’huile de noix au quotidien.

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