Ménopause, fatigue, prise de poids et si c’était la thyroïde
Qu’est ce que l’hypothyroidie ?
La ménopause est une période de grands réajustements. Le corps change de tempo, les hormones redessinent le paysage.
Résultat : fatigue persistante, prise de poids incompréhensible et moral en berne. Le lien hypothyroidie et ménopause est souvent oublié dans l’approche de santé, mais il est loin d’être une fatalité.
L’hypothyroïdie est un trouble endocrinien qui est assez fréquent, surtout chez les femmes et caractérisé par une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes. Elle touche environ 3 % de la population en France, surtout entre 45/55 ans, autant dire lors de période périménopause et ménopause. (impact hormonal) .
Son rôle
C’est une petite glande en forme de papillon de petite taille, mais avec une influence énorme !
- La thyroïde régule tous les métabolismes, c’est à dire la façon dont le corps produit et utilise l’énergie.
- Elle intervient dans la gestion du poids, de la témperature corporelle et de la vitalité.
- Cette hormone soutient la clarté mentale, la concentration et l’humeur. Et elle dialogue avec les autres hormones et le système nerveux.
Ménopause et hypothyroidie, symptomes
La chute des ostérogènes modifie profondément l’équilibre hormonal et la sensibilité des cellules aux hormones thyroidiennes.
Les symptômes peuvent être :
fatigue intense malgré le repos,
frilosité, prise de poids abdominale, constipation, dépression, sécheresse de la peau, cheveux plus fins ou chute, ralentissement du rythme cardiaque et troubles de la mémoire. Autant de siugnes que l’on attribue à la ménopause , alors que la thyroide murmure ou crie, son besoin de soutien.
Les causes possibles
Plusieurs causes sont possibles : elle peut être d’origine auto-immune (thyroïdite d’Hashimoto), post stress, post-chirurgicale, ou nutritionnelle (carence en iode, sélénium, zinc), un foie en faiblesse.
Quels bilans effectués
Au délà des marqueurs classiquement identifié dans les bilans sanguins classiques, qui ne vont pas assez loin, aussi bien par le type de marqueurs mesurés, que l’encadrement des valeurs dites normales qui sont tellement larges, que ce n’est que lorsque l’on doit être médicamenté que l’on tire la sonnette d’alarme. Et là, c’est déjà trop tard !
Voir avec votre médecin ou il n’est pas partant , passer par un laboratoires d’analyses fonctionnelles :
- TSH mais aussi : T3 libre, T4 libre, anti-TPO, anti-TG
- Sélénium, Zinc, GPX, Ferritine, Iode, Fer, Vitamine D, Q10
Mon approche en naturopathie : des solutions concrètes et puissantes
En naturopathie, l’hypothyroïdie est le signe d’une mise au ralenti. On va donc allez explorer l’origine de cette mise an ralenti. Souvent on retrouve une fatigue des surrénales du à un stress chronique, mais aussi une carence nutritionnelle ou un organisme bourré de toxines.
Mon approche aura pour objectif de travailler le terrain, pour relancer l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, apporter des soutiens nutritionnels ciblés selon votre profil, Mais un travail de fond sur l’intestin sera déterminante, car c’est là que tout commence ! Un intestin perméable ou en état de dysbiose favorise ce type de déséquilibre hormonal,.
Nourrir votre thyroide intelligemment
L’assiette devient un véritable levier thérapeutique. Prenez conscience que vous êtes totalement acteur !
- Les aliments à limiter véritablement :
Les aliments dits goitrogènes, qui diminuent l’utilisation de l’iode (principal carburant) par la thyroïde : tous les choux navets, rutabagas, soja et arachide.
Le gluten, IMPORTANT chez les personnes atteintes de thyroïdite de Hashimoto. car il augment la réaction auto-immune
Les produits laitiers de vache: pro-inflammatoires .
Les sucres rapides, aliments très transformés, qui nourrissent l’inflammation et contribue à la fatigue surrénalienne. - Les aliments à manger avec modération :
Le café, le thé noir, qui surchargent les surrénales.
L’alcool, qui joue sur le foie ( incidence sur conversion T4/T3).
- Les aliments à favoriser :

Les protéines : poissons, œufs, viandes maigres, légumineuses. Elles vont amener de la tyrosine, (précurseur des hormones thyroïdiennes).
Les aliments riches en iode : les produits de la mer( poissons, fruits de mer, algues) . Il est nécessaire de la doser pour adapter son alimentation.
Les noix du Brésil, apporte du sélénium ( réduit les anticorps anti-TPO), un co facteur important pour la thyroide.
Les huîtres, graines de courge riches en zinc, (cofacteur indispensable pour les hormones thyroïdiennes).
Les légumes et fruits colorés ( riches en antioxydants, lutte contrer le stress oxydatif ).
Les bons gras : huile riches en omega 3 noix, lin, poissons gras (sardine, maquereau, hareng, anchois), avocats,noix. Les oméga-3 apaise l’inflammation de fond.
Apaiser le stress
La thyroide déteste le stress chronique, voici des pistes à activer :
- Mettre en place de vrais temps de récupération (même court mais régulier)
- Respiration consciente ou cohérence cardiaque
- Marche en nature
- Respecter vos besoins en sommeil
A la ménopause, ralentir ,’est pas renoncer, c’est s’ajuster !
Soutenir le foie et les émonctoires
Le foie transforme les hormones thyroidiennes en leur forme active. Un cure douce de drainage adapté à la saison et au terrain peut faire des merveilles. Un foie soutenu, c’est une thyroide mieux entendue !
Accompagner le terrain avec des outils ciblés
Il n’y a pas de protocoles standardisés, car chaque femme est unique, chaque terrain aussi! Selon vos analyses, votre terrain les choses seront différentes. L’objectif n’est pas de booster la thyroide, mais de la sécuriser, de la soutenir, et surtout voir dans votre mode de vie actuel, qu’est ce qui affaiblit votre thyroide. En naturopathie, on croit plus au travail en finesse, pas en force, la thyroide est un « être sensible » .
Voir mon article : https://equilibreofeminin.fr/maigrir-apres-50-ans/
Voir mon article : https://equilibreofeminin.fr/soulager-les-douleurs-articulaires-a-la-menopause/
L’intérêt d’un suivi en naturopathie
Face à la compléxité des intéractions hormonales à la péri ménopause ou ménopause, l’accompagnement personnalisé prend tout son sens. Et surtout, l’idée est surtout d’intervenir en amont , dés les premiers symptômes.
Un suivi naturopathique permet de relier les symptômes entre eux, de comprendre le terrain global et d’agir sur les causes profondes. Il offre un espace d’écoute, de pédagogie et d’ajustements progressif. C’est un chemin de réappropriation du corps, de ses signaux, de ses besoins réels. Parce que non, se sentir épuisée, confuse ou ralentie n’est pas un conséquence liée à l’âge !
La ménopause peut devenir une période de rééquilibrage puissant, à condition d’arrêter de lutter contre son corps… et de commencer à collaborer avec lui.
La thyroide, elle adore qu’on l’écoute !


